Office du Niger : Des chantiers innovants non achevés pour le PDG sortant Badara Aliou TRAORÉ

Nommé le 14 février 2024, le PDG Badara Aliou TRAORE n’aura passé que seulement 22 petits mois à la tête du géant de la riziculture, l’Office du Niger, un espace idéal pour le développement intégré grâce à son immense potentiel de 2 458 506 hectares se décomposant en 1 907 406 hectares aménageables et 1 445 000 hectares irrigables par gravité.

Le 25 novembre dernier, les autorités de la Transition ont abrogé le décret de nomination du Président Directeur Général de l’Office du Niger, Badara Aliou Traoré. En attendant la nomination de son successeur, l’intérim est assuré par son adjoint Sekou Ibrahim BARRY, en terrain connu, selon une décision du ministre de l’Agriculture en date du mercredi 3 décembre 2025.

Durant cette courte période, il a posé les jalons de projets majeurs qu’il faudra nécessairement poursuivre par son successeur, au nom de la continuité de l’administration et pour le bien-être de l’Office du Niger. Les projets en question sont de trois ordres : d’abord la politique courageuse d’amélioration de la gestion de l’eau à travers la dotation en un outil numérique innovant grâce au partenariat avec la FAO ; ensuite la maîtrise des hors-casiers qui va permettre l’augmentation de la production agricole et l’amélioration du taux de paiement de la redevance eau, vitale pour l’entretien des canaux d’irrigation ; et enfin, la digitalisation de l’administration de l’Office du Niger.

La politique d’amélioration de la gestion de l’eau à l’Office du Niger dont il faut se réjouir est le fruit du partenariat avec l’Institut International de Gestion de l’Eau (IWMI), la FAO et l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas. A cet effet, et au titre du Projet sur la Productivité de l’Eau par l’accès libre aux données issues de la télédétection (WaPOR), l’Office du Niger dispose désormais d’un outil numérique dénommé IPON. Cet outil innovant permet de suivre les superficies cultivées en temps quasi réel, de mesurer la productivité de l’eau et de l’irrigation, de diagnostiquer les déficits hydriques, d’estimer les rendements et, enfin, de fournir des données probantes pour la planification et la réhabilitation des infrastructures.

D’autres types d’activités à mener pour la maîtrise des hors-casiers s’articulent autour de quatre points essentiels, à savoir : l’analyse de données des parcelles exploitées en hors casiers ; l’identification géographique des hors casiers ; l’évaluation et la planification des travaux de reconversion des hors-casiers et, enfin, la régularisation des hors-casiers.

Pour ce qui est de la digitalisation, elle implique une réorganisation des processus internes, l’automatisation des tâches, l’amélioration de la circulation des données entre les administrations et les citoyens et le développement de services en ligne pour les démarches administratives. Ceux-ci ne vont pas sans un approvisionnement correct en électricité. D’où le processus de la sécurisation de l’approvisionnement en électricité dans les zones de production et au siège à travers l’installation des panneaux solaires de dernière génération.

Ce processus s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet de digitalisation de l’Office du Niger initié par le Président Directeur Général sortant Badara Aliou TRAORE qui comprend plusieurs volets. Les activités inscrites dans ces différents volets visent à adapter son appareil de production et ses outils de gestion à l’ère de la démocratisation du numérique et de son corollaire, l’IA (Intelligence Artificielle). Toute cette révolution en marche s’intègre parfaitement dans la Vision Mali Kura netaasira ka ben san 2063 ma et de sa Stratégie Décennale de mise en œuvre (SNEDD) 24/33.

Source : CCRP/ON

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