Quelques quartiers de la capitale bamakoise traversent une crise d’eau aigüe. Et c’est aux femmes que revient la corvée d’approvisionner la maison en eau, indispensable à la vie quotidienne des populations.
Les robinets sont à sec; depuis plusieurs jours à kalaban coura ; adekene et bien d’autres quartiers de Bamako. Les habitants de ces zones sont confrontés à une pénurie d’eau aigue qui est devenue un véritable calvaire pour les ménagères.
Les bidons d’eau de 20 litres ou des sceaux à la main, les habitants de ces quartiers sillonnent les bornes-fontaines à la recherche du précieux liquide, dans une pagaille inexprimable qui dégénère parfois en échanges verbaux houleux, voire en bagarres. Ce phénomène est récurrent même pendant l’hivernage, mais il a atteint cette fois un niveau inquiétant. « Nous sommes fatigués. Il n’y a pas d’eau. Pour avoir la moindre goutte, il faut attendre des heures tard la nuit ou supplier les voisins qui ont des cuves d’eau pour en avoir un peu. L’État doit nous aider à mettre fin à cette situation », souligne Seydou Traoré.
Aissata Sangaré: « Cela me fais 3 jours susuccessifs que je me réveille à 4 heures du matin pour voir si l’eau arrive. Il n’y a pas une goutte d’eau à la maison. Nous avons soif, nous sommes sales, et aucune solution ne se présente. Nous interpellons le président de la République et son gouvernement de revoir cette situation d’eau, souvent même l’eau du robinet est boueuse on dirait que ce n’est pas une eau potable. On est fatigué vraiment ».
Mme kouyaté : « Je suis là depuis 5 heures du matin. La situation est catastrophique à cause de cette pénurie d’eau dans nos quartiers, contrairement à certaine zone. Ce n’est pas normal !».
Face à cette situation, les habitants n’ont d’autre choix que de s’approvisionner auprès des vendeurs d’eaux en bidons. « Ce qui est étonnant dans tout ça on a souvent des pénuries d’eau en période de chaleur mais en cette période pluvieuse. Ce problème doit être résolu » a ajouté Mme Kouyaté.
Fifita