Dans une atmosphère empreinte d’espoir et de détermination, s’est tenu le vendredi 27 mars, à l’hôtel de l’Amitié, un symposium exceptionnel, réunissant le Rotary International et la presse malienne. L’événement a été marqué par un discours vibrant du Gouverneur du District 910, M. Abou- Bakar Ouattara qui a souligné l’importance de la collaboration entre ces deux piliers de la société pour le bien commun.
Le Rotary International, fort de ses 1,4 million de membres répartis dans plus de 200 pays, selon lui, est une organisation humanitaire qui œuvre discrètement mais avec une détermination sans faille. Son objectif principal est de rendre visible ce qui pourrait rester dans l’ombre, en mettant en lumière les actions menées dans les villages les plus reculés comme dans les capitales. L’organisation, composée d’hommes et de femmes de tous horizons professionnels, partage une devise commune : « Servir d’abord ».
Au sein du district 9101, qui comprend le Mali, souligne-t-il, le Rotary travaille quotidiennement sur des projets concrets visant à soutenir l’éducation, à lutter contre la pauvreté, à protéger l’environnement et à promouvoir la santé.
Un témoignage poignant partagé lors du symposium a illustré l’impact tangible de ces actions. Dans une école primaire, la distribution de kits scolaires a permis à un petit garçon de recevoir pour la première fois ses propres cahiers, un geste simple mais significatif qui a suscité de grandes espérances. M. Ouattara a souligné que le Rotary est conscient que « le bien n’a pas de prix ». Cependant, il a également reconnu que ces histoires ne peuvent toucher les cœurs que si elles sont racontées. C’est là que pour lui, la presse entre en jeu. « Les journalistes sont les partenaires essentiels pour inspirer, mobiliser et interpeller les pouvoirs. En relayant les actions du Rotary, la presse contribue à renforcer la solidarité, à encourager les bonnes volontés et à construire des ponts d’espoir » a-t-il- rappelé. L’appel à l’union a été lancé avec ferveur. Le Rotary International souhaite que la presse et l’organisation fassent équipe ensemble. L’objectif est de dépasser la perception d’un club sélect et de révéler la véritable nature du Rotary : un réseau d’hommes et de femmes de bonnes volontés, engagés dans des actions concrètes pour améliorer la vie des communautés. En retour, le Rotary s’engage à offrir toute la transparence nécessaire, sa disponibilité et un cadre permanent de collaboration.
M. Ouattara a conclu son discours avec une conviction forte : « Seul, on peut faire beaucoup. Ensemble, nous pouvons transformer le monde. » Le Rotary et la presse, chacun à sa manière, servent l’intérêt général. En unissant leurs forces, ils peuvent donner plus d’écho à leurs actions et inspirer davantage de personnes à agir pour le bien commun.
Pour sa part, le Gouverneur nommé 2027-2028, Adramane Dembélé a présenté le Rotary International. Arrivé en Afrique du Sud en 1905, puis en Afrique de l’Ouest, commençant au Sénégal en 1949, le Mali dira-t-il, a vu son premier club en 1961, un an après l’indépendance. Le club Bamako, a été fondé par 25 membres, dont 16 Maliens et 9 expatriés, avec Félix Samaan comme premier président. Le club a obtenu sa charte le 4 novembre 1961, devenant le club doyen du Mali. Après l’arrivée du premier club, il a fallu 30 ans pour qu’un deuxième club soit créé. Aujourd’hui, le Mali compte 19 clubs Rotary, 20 clubs Rotaract (pour les jeunes de 18 à 35 ans) et quatre clubs Interact (pour les jeunes de 13 à 18 ans). Un nouveau cl Gion. L’objectif est d’avoir un club Rotary et Rotaract dans chaque capitale régionale, avec des clubs déjà présents à Kati, Sikasso, Gao et Tombouctou.
M.T