Yirimadio Zerny : des rues modernisées pour renforcer l’emploi et la cohésion sociale

Le 6 avril 2026, à Yirimadio Zerny, en Commune VI du District de Bamako, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a procédé à l’inauguration de trois rues nouvellement aménagées selon l’approche à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO). Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique de développement inclusif, au bénéfice direct des populations locales.La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités de haut rang, notamment Dr Fassoum Coulibaly, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, M. Imirane Abdoulaye Touré, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, ainsi que M. Gilbert Fossoun Houngbo, Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Autorités locales, cadres ministériels et populations riveraines fortement mobilisées ont également pris part à l’événement.Réalisé dans le cadre du projet « Améliorer la résilience et la cohésion sociale : routes, conservation des sols et moyens de subsistance », financé par le Japon à travers l’OIT à hauteur de près de 500 000 dollars, ce chantier-école a permis d’allier formation professionnelle et réalisation d’infrastructures.Les travaux ont consisté en l’aménagement de deux rues sur 350 mètres linéaires à l’aide de roches locales, ainsi qu’une troisième voie de 135 mètres utilisant la technologie japonaise de stabilisation de terre dite « Stein ». Un choix technique qui privilégie les matériaux locaux tout en intégrant des innovations adaptées.Dans son allocution, Mme Oumou Sall Seck a salué l’aboutissement d’un engagement pris en avril 2025, soulignant que ce projet constitue « une promesse tenue » et un levier concret de transformation sociale. Elle a également mis en avant les résultats obtenus, tant sur les plans technique qu’institutionnel, avec un impact notable sur la cohésion sociale.Au total, 120 jeunes ont été formés, dont 60 déplacés internes installés en Commune VI (Faladié et Sogoniko) et 35 jeunes filles. Les bénéficiaires ont acquis des compétences pratiques en extraction et taille de roche, pose de pavés et entretien de voiries, ainsi qu’en utilisation de la technologie « Stein », à travers une formation combinant théorie et pratique sur trois mois.Selon la ministre, ces jeunes seront structurés en groupements d’intérêt économique (GIE) avec l’appui de l’APEJ, afin de faciliter leur insertion professionnelle et valoriser leurs compétences sur le marché du travail.L’approche HIMO apparaît ainsi comme un puissant levier de développement local. Elle favorise l’emploi, réduit la dépendance aux équipements importés et renforce l’appropriation des infrastructures par les communautés bénéficiaires.De son côté, le Directeur général de l’OIT, M. Gilbert Fossoun Houngbo, a salué le leadership des autorités maliennes dans la promotion de ce modèle, tout en réaffirmant l’engagement de son organisation à accompagner de telles initiatives à l’échelle nationale, notamment pour favoriser l’intégration des déplacés internes.Très émues, les autorités locales, les représentants des riverains et les ouvriers ont exprimé leur gratitude envers les autorités de la transition et les partenaires du projet. Ils ont souligné les retombées positives sur l’emploi, la santé, l’éducation et l’assainissement, tout en mettant en avant la contribution active de la population, notamment à travers la réalisation d’un caniveau supplémentaire.La cérémonie a été marquée par une exposition photographique retraçant les différentes étapes du projet, suivie de la coupure du ruban symbolique, du dévoilement des plaques d’identification, de la remise des attestations aux bénéficiaires et d’une visite des rues désormais transformées.Depuis 2004, les projets HIMO portés par l’APEJ ont permis de valoriser les ressources locales, de désenclaver des zones rurales, de développer des périmètres agricoles et de promouvoir la reforestation. Ces initiatives ont contribué à l’insertion de centaines de jeunes dans les secteurs productifs, consolidant ainsi les bases d’un développement durable et inclusif au Mali.Fatoumata Doumbia

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