2EME JOURNEE SCIENTIFIQUE DE L’ORDRE DES MÉDECINS DU MALI : Garantir l’éthique et la qualité des soins

La deuxième journée scientifique de l’Ordre des médecins du Mali, tenue le samedi 6 juin 2026, à l’INRSP, a mis en lumière l’engagement indéfectible de cette institution envers l’éthique et la déontologie médicale. 

Dans son interview accordée à la presse après l’ouverture de la cérémonie, le secrétaire général de l’ordre des médecins du Mali, Dr Mamadou Keita, a souligné l’importance de ces assises, saluant particulièrement le dynamisme du Conseil Régional de Bamako. ‘’Ce conseil n’a cessé d’impressionner depuis son élection. Ses membres tiennent à leurs promesses. Et nous sommes là aujourd’hui, cela ne nous a pas surpris, et cela nous renforce dans nos positions de garants de l’éthique et de la déontologie ‘’ a déclaré Dr Keita.  Le choix des thèmes abordés lors de cette journée scientifique selon lui n’est pas anodin. Le premier thème, portant sur « les pratiques médicales dans le secteur libéral : expansion et encadrement », a suscité de vives discussions.  Dr Keita a rappelé que si l’État fait de son mieux pour réguler le secteur, cela ne suffit pas toujours. Les médecins, formés pour soigner, ne peuvent rester inactifs face aux besoins croissants de la population. ‘’Il faudrait que le secteur libéral soit un secteur animé, et quand ça doit être animé, il faudrait que ça soit bien encadré, » a expliqué le Dr Keita, avant d’ajouter que l’objectif est de garantir que la population, au centre de toutes les préoccupations, reçoive des soins de qualité dans les meilleures conditions. Il s’agit également de permettre aux prestataires de dispenser ces soins avec honneur, tout en rassurant l’État quant à la fiabilité du système.

Dans le contexte malien, rappelle-t-il, le rôle de l’Ordre des médecins est primordial. Sa mission régalienne est de garantir l’offre de soins de qualité à la population. Et malgré les défis considérables, il a affirmé que l’Ordre des médecins est à pied d’œuvre, c’est-à-dire tous les jours, l’ordre des médecins est sur pied pour pouvoir garantir l’offre des soins au niveau de la population. 

Auparavant, la directrice régionale de la santé, Mamasi Konaté épouse Sissoko, dans ses mots d’ouverture a rappelé que le contexte actuel du secteur de la santé au Mali, marqué par une expansion significative du privé, présente à la fois des opportunités prometteuses et des défis considérables. La régulation, la conformité et la garantie de la qualité des soins émergent comme des enjeux cruciaux. Face à ces exigences croissantes elle estime que l’improvisation n’est plus une option. « La médecine, art noble et exigeant, requiert un encadrement éthique rigoureux et une responsabilité sans faille » a-t-elle noté. Et de souligner que cette journée scientifique répond ainsi à une double urgence : appréhender les mutations profondes des pratiques médicales, particulièrement dans le secteur libéral, et œuvrer activement pour une médecine plus transparente, plus conforme et profondément respectueuse de la vie humaine.
En conclusion, l’évaluation et l’accréditation des établissements de santé ont également été mises en lumière comme des processus essentiels pour une amélioration continue au bénéfice des patients. 

Mahamadoun Touré

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